Il Est Écrit

Vous avez une question...

1 - Haïr nos ennemis?

Un chrétien, peut-il faire une prière de retour à ceux qui lui veulent du mal?
 
                                                                                - Jean de Bel
 
 
Cher ami,
 
Merci de votre fidélité à l’écoute de notre émission, sur ICI Télévision. C’est une grande joie pour nous de savoir que l’émission Il Est Écrit contribue à vous encourager et à vous faire du bien.

En réponse à votre question, je vous dirai que le chrétien est effectivement appelé par Dieu à faire «une prière de retour» pour ceux qui lui veulent du mal. Mais peut-être pas la prière de retour à laquelle vous pensez !

Voici ce que dit Jésus à ses disciples, dans son célèbre Sermon sur la montagne :

 
Vous avez appris qu'il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. 

 

Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. 

 

Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même?
Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même? 

 

Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.
 

-          Matthieu 5.43-48

 
Autrement dit, Jésus nous invite à laisser le Saint-Esprit mettre en nous, non pas un esprit de vengeance, mais un esprit de pardon et debienveillance, même envers nos ennemis.
 
Ça ne veut pas dire qu’on est d’accord avec nos ennemis, ni qu’on approuve ce qu’ils font. Ça ne veut pas dire non plus que l’on ne doit pas chercher, dans la mesure du possible, à se protéger des attaques malveillantes. Il peut être tout à fait légitime et même nécessaire de prendre dela distance par rapport à ceux qui nous veulent du mal. On peut être dans une situation où il faut prendre des mesures pour faire cesser les actes malveillants.

Mais Dieu nous demande de toujours continuer à prier en faveur de ces personnes, car Dieu lui-même les aime et désire qu’ils changent deconduite et qu’ils aient la vie éternelle.
 
Je suis vivant! dit le Seigneur, l'Éternel, ce que je désire, ce n'est pas que le méchant meure, c'est qu'il change de conduite et qu'il vive.
 

-          Ézéchiel 33.11


En faisant ce choix, en agissant de cette manière, nous rejetons la haine, nous rompons le cycle du mal et nous permettons à l’amour de Dieu dedemeurer dans notre cœur. Jésus lui-même priait pour ceux qui étaient en train de le mettre à mort (Luc 23.34) ! 

 

Sans la haine, sans la vengeance, notre esprit peut être libre et en paix. Et c’est aussi la seule possibilité pour nos ennemis de découvrir l’amour deDieu, si leur cœur est ouvert.
 
S’ils persistent dans le mal, ils devront probablement en subir des conséquences, déjà sur cette terre, même parfois à travers la justice des hommes. Et même si ce n’était pas le cas, ils devront en porter les conséquences au jour du jugement divin. Car Dieu est amour, mais il est aussi justice... Si quelqu’un fait du mal, choisit le mal, persiste dans le mal, il sera jugé par le Seigneur et en portera la peine. Mais laissons à notre Dieu juste et sage le soin de se charger de ce châtiment. Ce n’est pas à nous (pécheurs imparfaits) de prendre sa place !
 
Que Dieu vous soutienne et mette en vous sa paix et son amour !

Bien amicalement,
 
 
Rémy Ballais

2 - Le fruit défendu, nos parties génitales?

 

"À l'intérieur de mes plus profondes convictions, j'ai toujours su que le jardin d'Eden mentionné dans la Genèse faisait allusion au corps humain et que le fruit défendu situé "au beau milieu du jardin" (Genèse 3.3) est une référence à nos parties génitales. Et vous, qu'en pensez-vous?"

                                                                                                                                                   - Anonyme

 

Permettez-moi avant tout une remarque par rapport à la formulation de votre question. Vous parlez de «vos plus profondes convictions». Il est toujours important d’être attentif à nos convictions intérieures et de chercher à être fidèle à notre conscience. Cependant, quand il est question de recherche de la vérité, on ne peut pas se fier simplement à nos convictions intérieures... Il doit y avoir quelque chose de moins subjectif, de plus objectif,  pour nous guider dans la compréhension de cette vérité. 

 

Pour nous chrétiens, ce repère objectif, extérieur à nous-mêmes, c’est la Parole de Dieu, prise dans son contexte, avec l’éclairage des différents textes qui parlent du même sujet (Psaume 119.105). C’est par-dessus tout Jésus-Christ, qui a pu dire : «Je suis le chemin, la vérité et la vie» (Jean 14.6).

 

Pour revenir directement à votre question, elle a fait l’objet de beaucoup de spéculations au fil des siècles. L’hypothèse que vous présentez a été faite par plus d’un commentateur, le plus célèbre étant sans doute celui qu’on appelle Saint-Augustin.

 

Plusieurs facteurs ont sans aucun doute contribué à cette association entre péché originel et sexualité. Tout d’abord, le fait que la Genèse mentionne qu’Adam et Ève vivaient nus, sans en avoir honte, mais qu’ils ont dû se couvrir après le péché. C’est comme si le péché avait quelque chose à voir avec la nudité... donc la sexualité.

 

Et puis, il y a bien sûr la constatation que les pulsions sexuelles sont très fortes chez l’être humain, qu’elles ne sont pas toujours bien orientées, et qu’elles entraînent nombre de péchés dénoncés par la Bible (voir par exemple : Galates 5.19; 1 Corinthiens 6.9,10,18). Cette déformation sexuelle n’est-elle pas l’indice que l’origine de tous nos maux est d’avoir succombé à l’acte sexuel ?

 

En fait, rien n’est plus éloigné de la réalité. Et ce n’est vraiment pas ce que dit le texte biblique. Voici pourquoi :

 

 

  1. Rien dans le texte de la Genèse ne suggère qu’il faudrait voir le Jardin d’Éden comme un symbole ou un lieu allégorique. Au contraire, il est présenté comme le lieu réel où vivaient l’homme et la femme au départ.

    Bien que le récit biblique des deux premiers chapitres de la Genèse ne puisse pas être lu comme un récit «scientifique», ni même comme un rapport historique (puisqu’aucun être humain n’était présent au moment de la plupart des événements rapportés), il ne fait aucun doute que Dieu nous donne là une révélation de son œuvre créatrice et de son projet pour l’humanité.

    Le fait qu’il place Adam et Ève dans un jardin magnifique montre que nous avons été créés pour vivre en harmonie avec la nature, pour en prendre soin et pour y trouver les éléments fondamentaux qui répondent à nos besoins physiques et psychologiques.

    L’être humain a reçu la responsabilité de prendre soin de ce milieu naturel (voir
    Genèse 1.28; 2.15). Il y a donc un lien étroit entre l’homme et la nature, et lorsque l’homme s’est séparé de Dieu, c’est tout le monde naturel qui en a été affecté, comme le montre bien non seulement le chapitre 3 de la Genèse, mais aussi l’enseignement du Nouveau Testament (Romains 8.20,21).

    Si on élimine cette vision bien réelle du jardin d’Éden et du monde naturel dont l’être humain était l’administrateur, si on le prend seulement comme un symbole (du corps humain par exemple), alors toute la vision biblique est altérée. Il y a un lien étroit, dans la Bible, entre l’introduction du péché dans le cœur de l’homme et la dégradation physique de la nature. Pourquoi? Parce que la loi de la solidarité nous apprend que lorsque le responsable, le gestionnaire de la planète se coupe de son Créateur, tout ce qui lui a été confié souffre des conséquences de ce choix.                                                                                                                                                                          
  2. L’arbre de la connaissance du bien et du mal n’a rien à voir avec les parties génitales de l’être humain !!

    En fait cet arbre, lui aussi, était bien réel. Il n’était pas magique, bien entendu, et ne portait pas en lui-même la malédiction ou la mort. En réalité, il servait de signe pour manifester la fidélité ou l’infidélité de l’être humain envers son Créateur.

    Je vous recommande de lire à ce sujet la réponse que nous avons donnée à l’un de nos auditeurs, dans cette même rubrique de notre site web : Pourquoi cet arbre en Éden ? 

    Suite à la rupture entre l’être humain et Dieu, toutes les dimensions de sa vie ont été affectées et troublées par le mal. Y compris la sexualité. Mais pas seulement. En fait le péché originel est l’égocentrisme et c’est cet égocentrisme qui a perverti et sali les relations sexuelles entre hommes et femmes, en privilégiant souvent la recherche du plaisir personnel (par tous les moyens...) au lieu de l’échange d’amour dans la pureté et le respect. Mais...                                                                                                                  
  3. Dès l’origine, la sexualité fait clairement partie du plan de Dieu pour l’homme et la femme. Il suffit de lire Genèse 1.27,28 pour s’en convaincre :


«Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre.»

Le second chapitre de la Genèse va dans le même sens :

«C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.»  -
Genèse 2.24

 

Tout le message biblique présente la sexualité comme la volonté de Dieu pour le couple, et le plaisir sexuel comme un cadeau divin au couple, dans le cadre du mariage. Un ivre entier de la Bible, le Cantique des cantiques célèbre l’amour voluptueux au sein du couple fidèle.

 

Le fait que le péché ait entraîné de nombreuses déviations dans le domaine de la sexualité (comme dans tous les autres domaines de la vie de l’être humain !) n’annule pas le fait que la sexualité pure, fidèle et aimante fait partie du projet divin.

Ainsi, en tant que croyant attachés à la Bible, nous ne devons pas condamner la sexualité ou la regarder comme «un mal nécessaire» pour la procréation et pour satisfaire nos pulsions... Au contraire, nous devons voir l’union sexuelle au sein du mariage comme une partie intégrante de l’union conjugale et l’un des éléments que Dieu nous a donnés pour grandir dans l’intimité et dans l’amour.

 

3 - Jésus s'est-il trompé?

Jésus a dit un jour à ses disciples que quelques-uns d’entre eux ne mourraient pas «qu’ils n’aient vu le Royaume de Dieu venir dans la gloire» (Matthieu 16.28). Ils sont tous morts depuis longtemps et le Royaume de Dieu n’est toujours pas venu ! Jésus s’est-il trompé ?

Réjean  (Mirabel)

Cette déclaration du Christ a été utilisée, avec d’autres, pour dire qu’il s’attendait à une venue très rapide du Royaume de Dieu après sa mort et sa résurrection. Dans son humanité, Jésus se serait trompé sur le temps nécessaire à l’accomplissement des prophéties menant à son retour…

Est-ce que ce texte peut être compris de cette manière ?

Pour être honnête, il faut toujours lire un texte dans son contexte. Et dans ce cas précis, le contexte nous aide énormément à comprendre la déclaration de Jésus.

Les trois évangiles qui rapportent cette phrase mystérieuse du Christ la situent exactement dans le même cadre (voir Matthieu 16.24-17.2 ; Marc 8.34-9.2; Luc 9.23-31). On peut le résumer ainsi : 

  • Jésus dialogue avec ses disciples à propos de son identité et de sa mission 
  • Pierre le reconnaît comme le Messie
  • Jésus leur annonce ses souffrances, sa mort et sa résurrection
  • Il énonce les conditions pour le suivre et être prêt à son retour en gloire
  • Alors vient la phrase qui nous intéresse : «Quelques-uns ne mourront pas…»
  • Ensuite vient le récit de la Transfiguration de Jésus sur la montagne

Il est significatif que les trois évangélistes commencent le récit de la Transfiguration par une précision de temps : «Six jours après…», disent Matthieu et Marc; «environ huit jours après…» dit Luc. C’est un élément important, parce qu’il est extrêmement rare que les évangélistes donnent des précisions chronologiques de ce type dans leur récit de la vie du Christ. Le plus souvent, ils relient les événements par des expressions comme «Après cela…» ou «En ce temps-là…». 

Mais ici, la datation est précise : «six jours après». Six jours après quoi ? 

Six jours après ce qui précède, c’est-à-dire les paroles de Jésus sur sa mort et sa résurrection, sur son retour en gloire et sur ceux qui ne mourront pas avant de l’avoir vu. D’ailleurs Luc précise : «Huit jours environ s’écoulèrent après qu’il eut dit ces paroles, puis Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne» (Luc 9.28).

Il ne fait donc aucun doute que, dans l’esprit des évangélistes comme dans l’esprit des apôtres qui leur ont rapporté les événements, il y a un lien entre la fameuse phrase de Jésus et l’événement de la Transfiguration. En fait, pour eux, la Transfiguration du Christ sur la montagne est l’accomplissement de la promesse faite par Jésus que quelques-uns ne mourront pas avant d’avoir vu le Royaume de Dieu dans sa gloire.

Comprenons pourquoi.

Que s’est-il passé sur la montagne de la Transfiguration ?

  1. Le corps et les vêtements de Jésus ont été transformés, «métamorphosés» dit le texte original. Il est apparu à quelques apôtres (Pierre, Jacques et Jean) dans une gloire presque indescriptible, lumineux, éclatant. Notez que c’est la seule fois dans tout le ministère du Christ qu’il est vu «dans sa gloire». Même après la Résurrection, il n’apparaît jamais avec cette gloire resplendissante !
  2. Deux grandes figures de l’Ancien Testament, Moïse et Élie apparaissent avec Jésus et s’entretiennent avec lui. Ils sont vus, eux aussi, par les trois apôtres, et même reconnus par eux (probablement par révélation divine). Or, Moïse, l’homme de Dieu par excellence, est mort, mais plusieurs indices nous montrent que Dieu l’a ressuscité (voir Deutéronome 34.5,6 ; Jude 1.9), comme l’enseigne la tradition juive. Quant au prophète Élie, selon les Écritures, il est monté au ciel sans passer par la mort (2 Rois 2.1,11).
  3. Ainsi, la scène de la Transfiguration représente de manière très concrète le Royaume de Dieu dans sa gloire, à la fin des temps : Jésus au centre (glorieux); Moïse à ses côtés, qui représente les élus de Dieu, morts et ressuscités; et Élie qui représente tous les élus qui seront vivants au retour du Christ et seront transmués (voir 1 Corinthiens 15.51,52). On peut donc dire que la Transfiguration est une vision en miniature du Royaume : Jésus et les élus dans la gloire, anticipation et annonce prophétique du Royaume final de Dieu.

Ce que Jésus a annoncé en Matthieu 16.28, c’est que certains (Pierre, Jacques et Jean) ne mourraient pas avant d’avoir vu cette expression du Royaume glorieux qu’était la Transfiguration. Ils sont morts, bien sûr, mais après avoir vu en miniature le royaume de gloire.

C’est la raison pour laquelle l’apôtre Pierre, des années plus tard, dans sa seconde lettre aux chrétiens, écrira avec assurance : 

Ce n'est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c'est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux.

Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. 

Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne.      (2 Pierre 1.16-18)

 

 

Non, Jésus ne s’est pas trompé ! Au contraire, sa déclaration nous montre qu’il était pleinement dirigé par le Saint-Esprit et qu’il voulait ancrer dans le cœur de ses disciples, et dans le nôtre, la certitude de la venue de son Règne glorieux. Gardons les yeux fixés sur son proche retour ! Celui qui a été vu sur la montagne avec Moïse et Élie revient bientôt pour accorder la vie éternelle à tous ses enfants !

4 - Des saints dans l'au-delà?

Bonjour, j'ai découvert votre site internet par hasard, j'habite en France et je souhaiterais vous poser une question sur votre émission «Qu'y a-t-il après la mort?». Vous dites que nous dormons en attendant la résurrection mais alors comment les saint peuvent il faire des miracles s’ils ne nous entendent pas? Merci pour votre émission que j'ai énormément appréciée, je suis catholique pratiquante, je vous regarderais maintenant régulièrement, ce qui m'aidera beaucoup à méditer sur la Parole de notre Seigneur Jésus-Christ.

                                                                                                                                                                            - Bernadette

Il y a plusieurs aspects dans votre excellente question, et chaque aspect demande une courte explication.


1. D’abord, la question des «saints». De qui s’agit-il?


Dans la Bible, l’Ancien Testament comme le Nouveau Testament, les saints ne sont pas une classe à part, formée de croyants qui seraient plus proches de Dieu que les autres, ou auraient accumulé des mérites devant Dieu et pourraient intercéder en faveur des autres hommes. Non, dans la Bible, les saints sont tout simplement les croyants fidèles à Dieu, rendus «saints» par la grâce du Père et l’œuvre du Christ. Ils sont saints, en ce sens qu’ils sont pardonnés de toutes leurs fautes, qu’ils vivent une vie nouvelle et grandissent en formant un caractère à l’image de Dieu. 

Voici quelques textes qui confirment que les saints sont tous les croyants fidèles :

Psaume 34.9,10

Goûtez et voyez combien l’Éternel est bon !
Heureux l’homme qui se réfugie en lui !
Craignez l’Éternel,
vous ses saints !
Car rien ne manque à ceux qui le craignent.

Proverbes 9.10

Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel;

Et la science des saints, c’est l’intelligence.

Daniel 7.21

Je vis cette corne faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux.

Actes 9.32

Comme Pierre visitait tous les saints, il descendit aussi vers ceux qui demeuraient à Lydde.

Romains 16.15

Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympe, et tous les saints qui sont avec eux.

Apocalypse 14.12

C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.

 

Dans l’histoire, c’est bien plus tard que s’est développée dans l’Église la notion de «saint» en tant que croyant exemplaire, parvenu à la béatitude éternelle, en présence de Dieu dans le ciel et intercédant pour les humains. 

Cette notion est étrangère à la Bible, car «il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus homme.» (1 Timothée 2.5).

 

2. Où sont les «saints» (les croyants fidèles) quand ils sont morts ?

Le témoignage des écrivains bibliques est unanime pour présenter la mort comme un sommeil, une absence de vie consciente, avec à la fin des temps un «réveil» qu’on appelle aussi la résurrection des morts.

Parmi les dizaines de textes qui attestent cette réalité, j’en cite seulement trois :

Ecclésiaste 9.5,10

Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent rien… Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le, car il n’y a ni activité, ni raison, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts où tu vas.

Daniel 12.2

Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte, pour l’opprobre éternelle.

Jean 5.28, 29

L’heure vient où ceux qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de l’homme. Ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection et la vie, mais ceux qui auront fait le mal pour la résurrection et le jugement.

 

3. Reste votre question sur les miracles qui sont attribués aux «saints» ?

Selon l’enseignement clair et sans équivoque de la Bible, les saints qui se sont endormis du sommeil de la mort ne peuvent en aucune manière entendre les prières des êtres humains et encore moins y répondre. D’ailleurs, selon les Écritures on ne peut prier personne d’autre que Dieu lui-même et, nous l’avons vu, il y a un seul intercesseur et médiateur, Jésus-Christ.

Les miracles, les actes surnaturels, peuvent venir de deux sources.

- Dieu accomplit en certaines occasions des miracles, des signes et des prodiges (Deutéronome 6.22; Psaumes 105.5; Jean 2.23; 6.2; Actes 2.43), pour montrer aux hommes son amour et sa puissance, et pour amener les hommes à la conversion du cœur et à Jésus-Christ. 

- L’ennemi de Dieu, le diable, fait aussi des miracles en certaines occasions, même des miracles qui semblent positifs (guérisons ou autres), pour éloigner de Dieu, égarer et séduire (Exode 7.10,11; Matthieu 24.24; 2 Thessaloniciens 2.9; Apocalypse 16.14).

Si donc il y a un miracle avéré en réponse à une prière faite à un saint, il n’y a que deux possibilités : 

-  Dans certains cas exceptionnels, il est sans doute possible que Dieu lui-même, dans sa bonté, soit intervenu pour répondre à la foi sincère d’une personne croyante, en dépit de son erreur et de son manque de connaissance. Mais dans ce cas, Dieu va aussi diriger cette personne vers la Bible, pour qu’elle réalise que c’est Lui et non un «saint», qui a répondu à la prière.

-Dans de nombreux cas, les miracles attribués aux saints sont en fait des contrefaçons diaboliques de l’œuvre divine et contribuent à entretenir la superstition, l’esprit magique et toutes sortes de croyances et d’enseignement qui sont en contradiction directe avec les révélations de la Bible.

Ce n’est donc pas au miracle qu’il faut se fier pour connaître la vérité divine, mais aux enseignements des Saintes Écritures, qui seules sont un guide sûr et peuvent nous préserver des égarements et des séductions. Encore et toujours, notre seule sécurité repose, comme le Christ nous l’a montré, sur un «Il Est Écrit…» (voir Matthieu 4.4).


Et il nous faut demander à Dieu le discernement, pour reconnaître ce qui vient de lui et ce qui est une séduction…

 

 

 

5 - Tu es Pierre ...

Bonjour, j'habite en Belgique et je vous écris depuis la Flandre. Pourriez-vous m'expliquer les paroles de Jésus dites à Pierre dans Matthieu 16:18 : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église" et pourquoi ce verset est utilisé comme argument faisant de l'apôtre Pierre la pierre angulaire de l'Église Romaine ?

La déclaration de Jésus se situe dans le contexte de sa marche vers Jérusalem. Le Christ sait que sa fin approche et il veut préparer ses disciples à sa mort, sa résurrection et son départ auprès de son Père.

Juste avant le verset cité, Pierre a répondu à une question de Jésus demandant : «Qui dit-on que je suis ?» Et la réponse de Pierre a été spontanée (comme d’habitude) et puissante : «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.» Quelle belle confession, inspirée de Dieu, comme Jésus le remarque (v.17) !

Vient ensuite le «Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église».

Que veut dire Jésus ?

Il annonce qu’il va bientôt fonder «son» Église, l’assemblée de ceux qui croient en lui et vivent pour lui, dans la perspective du Royaume de Dieu qui vient. Notez au passage que l’Église n’est pas une invention des apôtres, qui auraient créé une association des amis de Jésus ! L’Église fait partie du plan de Dieu, elle a été voulue par le Christ et c’est lui qui l’a fondée pour que ses disciples en fassent partie et s’y impliquent. Voilà un message important pour tous ceux qui sont tentés de penser qu’on peut croire en Dieu, en Jésus et en la Bible, mais vivre sa foi personnellement, sans avoir besoin de l’Église…

Le Christ annonce aussi que Pierre va être impliqué dans la fondation et la construction de l’Église du Christ. 

«Tu es Pierre et sur cette pierre…»

Dans le texte en français, les deux mots sont les mêmes : le prénom de l’apôtre et la pierre sur laquelle Jésus va bâtir. Mais dans le texte original en grec, ce sont deux mots différents. Deux mots de la même racine, mais différents : Petros et Petra.

Quoi qu’ait dit Jésus à Pierre (car il lui a parlé en araméen et non en grec), l’évangéliste Matthieu a senti le besoin de l’exprimer par deux mots différents, ce qui est significatif.

Voici comment traduit la Bible Segond 21 :

«Et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur ce rocher je construirai mon Église.» 

En grec, Petra est un mot qui signifie effectivement «pierre solide, rocher». Il désigne parfois une falaise ou un promontoire rocheux. C’est le mot utilisé par Matthieu (7.24), dans sa fameuse parabole de l’homme sage qui a bâti sa maison sur le roc, sur un rocher solide.

Lorsqu’il n’est pas utilisé dans un sens matériel, le mot «petra» désigne dans le Nouveau Testament le Christ lui-même (1 Corinthiens 10.4) ou son enseignement (Matthieu 7.24-25).

D’ailleurs, dans l’Ancien Testament, le Rocher, c’est Dieu lui-même (voir par exemple Deutéronome 32.4,15; Ésaie 17.10; 26.4). 

Ainsi, le Rocher sur lequel Jésus va bâtir son Église, c’est lui-même, le Messie, le Fils du Dieu vivant, reconnu par Pierre et par les apôtres.

Le mot grec Petros, qui désigne ici l’apôtre Simon (surnommé Pierre par Jésus), signifie aussi «pierre», mais plus souvent «une pierre mobile, une pierre qu’on lance, un caillou». Il y a donc un contraste, une sorte de jeu de mot entre les deux termes. D’un côté, la petite pierre; de l’autre, le rocher.

C’est comme si Jésus disait à Pierre : «Tu n’es que Pierre (une petite pierre), mais sur ce Rocher (le fait que je sois le Christ, le Fils de Dieu, comme tu l’as reconnu avec foi), je vais pouvoir bâtir mon Église, et je t’appelle à y jouer un rôle important.»

En résumé :

  • Pierre est-il la «pierre sur laquelle est bâtie l’Église» ? Nullement. Le Rocher, c’est le Christ, le Fils du Dieu vivant.

    «Car nul ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, à savoir Jésus-Christ.»
    (1 Corinthiens 3.11).

    «Jésus lui-même est la pierre de l’angle»
    (Éphésiens 3.20).
  • Pierre est-il le premier Pape ? Il n’est pas question de pape dans ce passage, encore moins de successeurs…
  • Pierre est-il néanmoins appelé à un jouer un rôle important dans l’Église du Christ ? Incontestablement. Il est un apôtre, et un leader parmi les apôtres (comme Jean, Jacques ou Paul : voir Galates 2.9). Jésus l’appelle ici à jouer ce rôle et à exercer une autorité dans l’Église du 1er siècle, avec les autres apôtres. Remarquez que la promesse faite à Pierre : «Ce que tu lieras sur la terre…» est faite également aux autres apôtres (Jean 20.23)

6 - Est-ce que Dieu nous accorde à tous un don ?

Bonjour, est-ce que Dieu nous accorde à tous un don ? 
 
                                                                                     - Grégory (Louvres)
 
 

Le sujet des dons spirituels est un sujet important dans le Nouveau Testament. L’apôtre Paul, en particulier, y consacre plusieurs chapitres dans sa 1
e Épitre aux Corinthiens, sans compter des textes dans d’autres lettres. 
 
Sans pouvoir donner, en quelques lignes, une réponse complète à cette grande question, voici quelques pistes de réflexion et surtout des textes bibliques qui peuvent vous éclairer.
 
Dieu nous accorde-t-il à tous un don ?

La réponse est oui, absolument ! Au moins un don, et parfois plusieurs, à mettre à son service et au service des autres. La preuve biblique :
 
1 Corinthiens 12.5-8
Il y a diversité de dons, mais le même Esprit; 
diversité de ministères, mais le même Seigneur; 
diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. 
Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune.
 
1 Corinthiens 12.11
Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.
 
1 Corinthiens 12.13
Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit.
 
1 Corinthiens 12.27
Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.
 
Romains 12.4-6
Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres, 
puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée.
 
Bien sûr, tous les êtres humains ont des dons et des talents naturels. Mais ce que la Bible nous promet, c’est que Dieu accorde à chaque croyant qui a fait l’expérience de la nouvelle naissance (Jean 3) un ou plusieurs dons spirituels. Ces dons sont des capacités que le Saint-Esprit accorde, fait fructifier et utilise la mission de faire connaître la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.
 
Si vous êtes un chrétien authentique, si vous avez reçu le cadeau du pardon et de la vie nouvelle par Jésus, vous avez aussi l’assurance que Dieu vous accorde un don à mettre à son service et au service des autres.

Maintenant, attention !

Certains enseignent que les seuls dons de l’Esprit sont les dons qu’on pourrait qualifier de «miraculeux», comme la guérison, la prophétie, la faculté de parler des langues non apprises, etc. Rien n’est moins vrai ! 
 
En fait, ces dons surnaturels font bel et bien partie des dons promis et accordés par le Saint-Esprit, mais ils sont là pour soutenir et accompagner d’autres dons fondamentaux, que le Nouveau Testament mentionne comme destinés à bâtir et édifier le peuple de Dieu : enseignement, gouvernance et direction, pastorat, administration, secours aux démunis, générosité, service, etc. (voir Romains 12.6-8, 1 Corinthiens 12.28, Éphésiens 4.11,12, 1 Pierre 4.10-11).
 
Qu’est-ce qu’un don spirituel?
Un don spirituel est une capacité naturelle, acquise ou surnaturelle, qu’un enfant de Dieu est appelé à utiliser, sous l’influence et la direction du Saint-Esprit, pour le service des autres, la propagation de l’Évangile et l’édification de l’Église.
 
Vous voulez connaître le ou les dons que Dieu vous accorde? Vous voulez les utiliser, dans un esprit de service, pour faire du bien aux autres et faire connaître Jésus-Christ? 

Dès maintenant, priez à ce sujet et mettez-vous au service. Dieu ne tardera pas à vous montrer le plan qu’il a pour vous.

Et si vous voulez en savoir plus sur les différents dons spirituels qui existent, sur la manière de les reconnaître et de les utiliser, vous pouvez utiliser le matériel ci-joint.
 
 

7 - L’esprit, l’âme et le corps ?

Je voudrais vous demander d’éclaircir un point encore obscur pour moi au sujet de la composition de l’être humain, présenté  dans les deux émissions traitant sur la vie après la mort. Comment dois-je comprendre le verset de 1 Thessaloniciens 5:23 à la lumière de votre présentation? 
 
                                                                                                                           - Naomie  (Haïti)
 
Vous avez très bien suivi les deux émissions que nous avons présentées sur le thème de la vie et de la mort.
 
Dans l’une de ces émissions, le pasteur Paul Scalliet a posé l’équation suivante, à partir du texte de Genèse 2.7 :
 
Poussière du sol        x          Souffle de vie                                            =   Âme vivante  
(=matière inanimée)          (=principe de vie que Dieu seul possède)         (Être vivant)
 
Selon cette description de la création de l’homme, nous sommes des êtres entièrement physiques et matériels, mais nous avons reçu l’étincelle de vie, le souffle de vie dont Dieu seul a le secret. Car sans son action, la vie n’existerait pas et ne subsisterait pas.
 
Votre question est de savoir comment accorder cette vision de l’être humain purement physique avec la déclaration de l’apôtre Paul en 1 Thessaloniciens 5:23 :
 
«Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers; que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ !»
 
Dans ce dernier texte, il est question de trois aspects de l’être humain : l’esprit, l’âme et le corps. Est-ce que cela voudrait dire que nous sommes composés de trois éléments distincts, ce qui contredirait le texte de la Genèse?
 
En réalité, le récit de la Genèse et la lettre de Paul aux Thessaloniciens se situent sur deux plans bien différents.
 
La Genèse nous dit de quoi nous sommes composés (de matière inanimée et du principe de vie insufflé par Dieu). Nous sommes donc des êtres physiques, rendus vivants par le Créateur.
 
La lettre aux Thessaloniciens nous décrit trois dimensions dans lesquelles l’être humain vit, fonctionne et s’exprime :
 
      . L’esprit    =   la dimension spirituelle
      . L’âme (psychè, en grec)     =   la dimension psychologique
      . Le corps    = la dimension physique, corporelle
Ame vivante export.001.png.001.png.001.png.001.png.001
 
En fait ces trois mots sont là pour désigner l’être humain total, avec  l’ensemble des dimensions dans lesquelles il vit : physique, émotionnelle, intellectuelle, relationnelle, spirituelle, etc.
 
La pensée et le souhait de l’apôtre Paul, c’est que toutes les dimensions de notre vie (pas les composants de notre être…) soient sanctifiées par l’action de Dieu en nous. Dieu veut nous rendre purs et saints dans tous les aspects de la vie et il a le pouvoir de le faire !

8 - Une fois sauvé, toujours sauvé ?

Satan peut-il ramener dans son camp des personnes qui se sont converties à
l’Évangile ?
 
                                                               - Céline (Prévost)
 
 
La question que vous posez est fondamentale. Elle a de très grandes implications. Certains chrétiens pensent qu’à partir du moment où quelqu’un est passé par la repentance, le
pardon des péchés et la vie nouvelle en union avec Jésus-Christ, son sort est scellé pour toujours. Dans cette vision des choses, on ne peut plus perdre le salut et la vie éternelle, quelle que soit notre vie après cela. D’autres chrétiens pensent qu’on ne peut jamais avoir l’assurance d’être sauvé, que Dieu seul le sait et que ça se décidera au jour du jugement. On fait donc de son mieux pour être en union avec Dieu et on espère qu’Il nous sera favorable.
 
Que dit la Bible? L’une ou l’autre de ces deux croyances est-elle juste?
 
1. Nous pouvons avoir l’assurance du pardon et du salut, grâce au Christ.
 
À de nombreuses reprises, les auteurs du Nouveau Testament (en particulier) invitent les croyants, ceux qui sont passés par une conversion personnelle réelle, à ne pas douter de leur salut : «Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ.» (Romains 5.1) «Il n’y a donc aucune condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus Christ.» (Romains 8.1) «Cela, je vous l’ai écrit pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.» (1 Jean 5.13) Cette saine assurance, dénuée de tout orgueil ou de toute prétention, est fondée, non pas sur nos œuvres personnelles ou sur nos mérites en tant que «bonne personne» (illusion totale), mais sur la bonté de Dieu, sur la vie, la mort et la résurrection de Jésus et sur les promesses qui sont faites à tous les êtres humains qui se repentent et s’attachent à leur Créateur. Le salut est un don, un cadeau, que l’on reçoit humblement et fermement, par la foi (Éphésiens 2.8-10) !
 
 
2. Tant que nous restons attachés à Jésus et vivons sous son influence, selon ses
enseignements, cette assurance demeure.
 
Le Christ a promis de veiller sur ses enfants, de les garder en toutes circonstances. Il a le pouvoir de les sauver pleinement et de leur faire vivre une vie en harmonie avec sa volonté. Voici quelques promesses : «Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ.» (Romains 5.1) «Il n’y a donc aucune condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ.» (Romains 8.1) «Cela, je vous l’ai écrit pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.» (1 Jean 5.13) «Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.» (Ézéchiel 36.27) Satan lui-même ne peut vaincre le croyant qui compte sur le Christ et lui demande son assistance quotidienne (1 Corinthiens 10.13; Jacques 4.7,8). Cette saine assurance, dénuée de tout orgueil ou de toute prétention, est fondée, non pas sur nos œuvres personnelles ou sur nos mérites en tant que «bonne personne» (illusion totale), mais sur la bonté de Dieu, sur la vie, la mort et la résurrection de Jésus, sur l’œuvre du Saint Esprit dans nos cœurs et sur les promesses qui sont faites à tous les êtres humains qui se repentent et s’attachent à leur Créateur. Le salut est un don, un cadeau, que l’on reçoit humblement mais fermement, par la foi (Éphésiens 2.8-10) ! Même les péchés occasionnels que nous commettons ne peuvent remettre en question notre salut, car le Saint-Esprit nous pousse à nous repentir et le Christ nous offre le pardon et des forces nouvelles (1 Jean 1.8 – 2.2).
 
 
3. Cependant, nous restons toujours libres de tourner le dos à Dieu, de choisir de
retourner dans une vie dominée par le Moi et le péché, et de perdre ainsi le don du
salut.
 
Dieu nous a créés à son image, c’est-à-dire capables d’aimer, libres et responsables. Cette capacité de choix personnel demeure toujours, y compris bien entendu après notre conversion. Bien que l’Esprit de Dieu agisse dans nos vies, éclaire notre conscience et nous pousse à faire le bien, Dieu ne nous contraint jamais à rester attachés à lui. C’est un choix quotidien de notre part. L’ennemi de nos âmes, lui, cherche de toute sa force de séduction et de tentation à nous séparer de notre Créateur. À nous de lui résister et de mener «le bon combat de la foi.» (1 Timothée 6.12) Si nous nous relâchons dans notre relation avec Dieu, si nous devenons complaisants par rapport au mal et au péché, si nous négligeons l’examen de conscience et la repentance, si notre oreille se ferme aux appels de l’Esprit, il ne fait aucun doute que nous allons expérimenter, d’abord des chutes morales retentissantes, puis un détachement vis-à vis de Dieu, et finalement la séparation d’avec Lui, qui ne peut mener qu’à la mort définitive. Voici quelques avertissements des Écritures : «Si le juste se détourne de sa justice et commet l’injustice, il en mourra.» (Ézéchiel 33.18) «Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi-même disqualifié.» (1 Corinthiens 9.27) «Prenez donc garde, frères, que personne parmi vous n’ait un cœur méchant et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant.» (Hébreux 3.12) «Car nous avons été rendus participants du Christ, si du moins nous retenons fermement, jusqu’à la fin, notre assurance première.» (Hébreux 3.14) «Quant à nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui croient pour sauver leur âme.» (Hébreux 10.39) «Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice que de l’avoir connue et de se détourner du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit le proverbe véridique : Le chien est retourné à son vomissement et la truie à peine lavée va se vautrer dans le bourbier.» (2 Pierre 2.21,22) Ces paroles ne devraient pas nous pousser au doute, au découragement ou au désespoir. Si Dieu nous parle ainsi, c’est pour que nous soyons vigilants et persévérants dans notre relation avec lui et dans notre choix de faire sa volonté. Car la promesse est certaine : «Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.» (Matthieu 24.13). Que Dieu soit loué pour cette belle assurance, et qu’il nous donne la «persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.» (Apocalypse 14.12) !

9 - Et les livres qui manquent?

Pourquoi manque-t-il des livres dans la Bible, comme le Livre du Juste (Josué 10.13), les Actes de Salomon (1 Rois 11.41), les Actes de Nathan le prophète (1 Chroniques 29.29), les Actes de Gad le voyant (1 Chroniques 29.29), la prophétie d’Ahiya de Silo (2 Chroniques 9.29), et plusieurs autres? Il y a beaucoup de livres manquants !

                                                                                                                                                               Amigo 

C’est une excellente question.

Vous faites allusion au livre du Juste, aux Actes de Nathan le prophète, aux Actes de Gad le voyant, etc. Il y en a effectivement toute une liste, principalement dans l’Ancien Testament, mais aussi dans le Nouveau Testament (voir par exemple 1 Corinthiens 5.9; Colossiens 4.16).

Cela ne doit pas nous troubler. En fait, il y a au moins deux raisons pour lesquelles ces livres peuvent ne pas se trouver dans le recueil des Écritures :

On peut faire référence dans la Bible à un livre qui donne par exemple des précisions historiques sur un personnage ou un événement. Ce livre est mentionné en tant que témoin historique, mais n’est pas pour autant considéré comme un livre «inspiré». Il n’est donc pas dans le recueil biblique.

Certains livres sont considérés comme inspirés de Dieu (livres écrits par des prophètes par exemple) et ils ont été utiles pour guider le peuple à un moment précis de son histoire, mais ces livres ont été perdus et n’ont pas survécu au-delà d’une certaine époque. Ils ne sont donc pas dans le recueil biblique.

Si tel est le cas, c’est certainement que Dieu a jugé qu’il n’était pas essentiel que ces livres passent à la postérité et soient inclus dans la Bible.

Autrement dit, nous avons dans les Saintes Écritures tout ce qui nous est nécessaire pour connaître Dieu et son plan de salut de l’humanité, pour nous guider dans la vie et pour nous préparer au Royaume.

Mais nous n’avons pas dans la Bible tous les livres inspirés par Dieu aux prophètes ou aux apôtres. Certains n’ont pas survécu au-delà de leur époque de rédaction. Ils ont simplement accompli leur rôle auprès des personnes auxquelles ils étaient destinés, à leur époque. 

D’ailleurs, du point de vue du nombre et du volume des Écrits sacrés, il fallait qu’il y ait aussi une limite. L’apôtre Jean dit qu’on aurait pu écrire des pages et des pages, des volumes sans fin pour raconter en détail tout ce que Jésus a dit et fait (voir Jean 21.25). Mais, sous l’inspiration divine, il a jugé raisonnable de le condenser en 21 chapitres. De la même manière, Dieu a jugé que la Bible telle que nous l’avons était un livre assez volumineux…

Je comprends votre légère frustration et votre désir de connaître le contenu de ces livres ! Moi aussi, j’aimerais bien pouvoir les lire. Mais si notre Père ne l’a pas permis, c’est que rien d’essentiel ne manque dans le recueil biblique, tel qu’il nous a été transmis. 

Par delà les limites humaines, nous savons que Dieu a inspiré les Écritures, telles que nous les avons reçues (2 Timothée 3.16,17); qu’il a confié au peuple juif la préservation de ces textes pour ce qui concerne l’Ancien Testament (Romains 3.1,2) et à la première Église pour ce qui concerne le Nouveau Testament;  et qu’il s’est assuré que rien d’essentiel ne disparaisse, jusqu’à l’avènement du Royaume divin (Matthieu 5.18).

Nous pouvons donc avoir l’assurance que les livres qui «manquent» ne sont pas des éléments majeurs du message divin, qui nous auraient été nécessaires. «Car rien ne manque à ceux qui le craignent» (Psaume 34.10).

10 - Jehovah, le nom de Dieu?

Dans vos émissions, pourquoi est-ce que vous n’utilisez pas le nom de Dieu, Jéhovah ?

Claire (Drummondville)

La question que pose Claire revient régulièrement parmi nos auditeurs et demande une clarification, car certains affirment que si l'on n'utilise pas le nom adéquat pour parler de Dieu ou pour le prier, on risque de se tromper de dieu... Qu'en est-il vraiment?


Le nom auquel Claire fait allusion (Jéhovah) est une manière francisée d'écrire ce qu'on appelle le «Tétragramme sacré», nom de Dieu que l'on retrouve plus de 6.000 fois dans la Bible hébraique, notre Ancien Testament. Ce Tétragramme sacré est composé de quatre consonnes, sans voyelles, car l'hébreu est au départ une langue consonantique qui s'écrit sans voyelle. Généralement, quand on translitère ces quatre consonnes en français, ça donne : YHWH, YHVH ou, plus anciennement, JHVH.
Il y a deux choses importantes à savoir à propos de ces quatre lettres.


1. On ignore comment ce nom doit être prononcé.

Au sein du peuple juif, on a pris l'habitude depuis fort longtemps de ne plus le prononcer, de peur de prendre le nom de Dieu en vain, et de transgresser ainsi le troisième commandement du Décalogue (Exode 20.7). Depuis bien avant l'ère chrétienne, les Juifs ont ainsi pour coutume, dans leur lecture de la Bible ou dans toute autre mention du Tétragramme, de dire «Adonai» (le Seigneur) ou «Hashem» (le Nom), voire d'autre mots désignant le Dieu unique. Le mot «Jéhovah» n'existe donc pas ! C'est le mélange fautif des quatre lettres du Tétragramme (ici JHVH) et des voyelles du mot «Seigneur» en hébreu ! Si quelqu'un désire parler de Dieu ou à Dieu en utilisant ce mot, rien ne l'en empêche. Dieu connaît les cœurs et il reconnaît qu'on lui parle, quel que soit le mot employé... Mais insister pour qu'on dise «Jéhovah» en parlant du Dieu de la Bible, alors que ce mot n'existe pas sous cette forme et qu'on ignore comment il faut prononcer le Tétragramme, c'est soit de l'ignorance, soit une mauvaise compréhension de la Bible.

 

2. L'important n'est pas de dire ce nom de Dieu, mais de comprendre ce qu'il signifie. Si on ignore comment il faut le prononcer, on a une bonne idée de la signification du Tétragramme.

L'explication du Tétragramme est fournie en Exode 3.13,14, lors de l'épisode du buisson ardent, lorsque Moïse demande à Dieu de se nommer. La réponse est donnée en deux temps. Tout d'abord, Dieu répond : « Eyeh Asher Eyeh » («Je suis qui je suis», ou «Je suis celui qui est», ou «Je serai qui je serai») et utilise donc deux fois le verbe «être». Puis, devant l'insistance de Moïse, Dieu prononce lui-même le Tétragramme : «YHWH», qui provient du même verbe être. La racine du Tétragramme, c'est le verbe être. Dieu est Celui qui est et qui demeure avec son peuple, hier, aujourd'hui et éternellement (d'où la traduction de Louis Segond : «l'Éternel»). Au-delà de tout nom et de toute définition, il Est et il Sera toujours avec son peuple. Voilà ce que veut nous dire le Tétragramme sacré, voilà ce que Dieu a révélé à Moïse et à tous les croyants qui lisent la Bible. La prononciation du mot est en soi sans importance, mais le message du Nom est de la plus haute importance !

En terminant, il faut rappeler que si la Bible utilise YHWH le plus souvent dans l'AT, bien d'autres noms sont utilisés pour désigner le Dieu unique. Par exemple, le Seigneur, le Tout-Puissant, le Très-Haut, le Rocher, et bien d'autres encore.
L'appellation favorite du Christ pour parler de Dieu était : «le Père», et il nous invite à prier en disant : «Notre Père...» (voir Matthieu 6.9).
Chacun de ces noms nous présente une facette, une image qui nous aide à mieux comprendre qui est notre Dieu. Chacun de ces noms a donc sa raison d'être et peut trouver un écho dans notre cœur, en fonction des circonstances que nous vivons.

 


11 - Pourquoi cet arbre en Éden?

Pourquoi Dieu a-t-il placé dans le jardin d’Éden un arbre maléfique, l’arbre de la connaissance du bien et du mal ? Pourquoi a-t-il lui-même tenté Adam et Ève ?

Sylvain (Montréal)

 

Voilà une question qui revient très souvent parmi nos auditeurs ! Et pour cause… On se demande ce que cet arbre du mal vient faire dans un monde parfait (voir Genèse 1.31).

Il faut d’abord relever ce que dit l’apôtre Jacques à propos de Dieu :

«Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal et ne tente lui-même personne.»  (Jacques 1.13)

C’est bien ce qu’on pensait ! Si Dieu est bon et juste, il ne peut pas tenter ses créatures. D’ailleurs, il dit à propos de l’arbre de la connaissance du bien et du mal : «Tu n’en mangeras pas et tu n’y toucheras pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.» (Genèse 2.17). Il est bien clair que Dieu veut éviter à nos premiers parents l’expérience et les conséquences du mal.

Mais alors, que fait cet arbre dans le jardin?

En fait, pour répondre à cette question, il faut revenir à l’origine cosmique du mal. La Bible révèle que le mal a commencé  dans le monde des anges, à travers un chérubin devenu «Satan», l’adversaire de Dieu. Sans rentrer dans les détails, les Écritures nous expliquent que le mal est, au départ, un péché d’orgueil, d’arrogance (Ézéchiel 28.13-17), le choix d’un être libre (Lucifer) de dire non à Dieu et de vouloir vivre indépendamment de son Créateur. Ayant exposé ses thèses dans les cours célestes, Satan a entraîné dans ses accusations et sa révolte contre Dieu une partie des anges (mais pas la majorité) : 2 Pierre 2.4 ; Jude 6 ; Apocalypse 12.4,7,8 .

Dès lors, ce combat moral et spirituel a pris une portée cosmique et tout l’univers a dû se positionner : avec ou contre Dieu.

Quand celui-ci a créé Adam et Ève, la révolte avait déjà eu lieu. Or, le Créateur avait formé l’homme et la femme à son image, c’est-à-dire capables d’aimer librement, de penser et de choisir. Dieu ne pouvait leur cacher l’existence du mal dans l’univers. Autrement Satan aurait eu beau jeu d’accuser le Créateur de garder ses créatures dans l’ignorance, de régner sur eux comme un tyran. Dieu devait donc instruire l’homme sur le mal, son existence et sa nature, et l’inviter à s’en garder, à choisir le bien, la vie, la dépendance libre vis-à-vis du Créateur.

Dieu a donné cette instruction à Adam et Ève à travers les deux arbres au milieu du jardin : l’arbre de vie (symbole de l’union avec Dieu) et l’arbre de la connaissance du bien et du mal (symbole de la séparation d’avec Dieu).

Dieu n’a en aucune manière tenté l’homme, mais il l’a instruit sur le bien et le mal, et l’a invité avec force à choisir le bien, à se garder du mal. Mais il devait laisser le libre choix à Adam et Ève, car l’amour ne peut être que libre…

Voilà pourquoi, dans le cadre du grand conflit dans lequel Dieu est mis en accusation par Satan à propos de son caractère, ces deux arbres devaient être placés dans le jardin. Dieu savait les risques que cela représentait, mais son amour et sa justice se sont manifestés de la manière la plus extraordinaire qui soit, à travers le plan de sauvetage de l’humanité en Jésus-Christ, thème central de toute la Bible.

 

12 - La femme de Caïn ?

Le livre de la Genèse mentionne les trois fils d’Adam et Ève : Caïn, Abel et Seth. Elle nous donne aussi leur descendance. Mais où Caïn a-t-il trouvé sa femme ?

Maxime (Montréal)

Il est vrai que nous n’avons le nom que de trois fils d’Adam et Ève, dont l’un est mort prématurément, tué par son frère! Cependant, il est bien clair qu’Adam et Ève ont eu d’autres enfants, garçons et filles, ce qui est confirmé par Genèse 5.3,4.

Sans aucun doute, Caïn et Seth ont épousé l’une de leurs sœurs. Si la Bible interdit les mariages entre frères et sœurs, dans le cadre des commandements donnés au peuple d'Israël par l’intermédiaire de Moïse (Lévitique 18.9; Deutéronome 27.22), à l’origine ces unions entre frères et sœurs ne posaient aucun problème.

Ni sur le plan physique, car la race humaine n’avait pas encore dégénéré, comme ce fut le cas plus tard, entraînant tous les problèmes liés à la consanguinité. Ni sur le plan psychologique, car la notion de «famille», au sens d’une cellule sociale bien délimitée et distincte des autres, n’existait pas encore.

Adam, Ève et leurs enfants constituaient l’humanité de l’époque. Des couples se sont formés parmi ces enfants et ont donné naissance aux familles, aux clans, aux tribus et aux nations qui ont peuplé la terre.

13 - Quelle version de la Bible ?

Je voudrais savoir quelle version de la Bible en français vous pourriez me recommander ? Est-ce qu’il y en a qu’il faudrait éviter?

Serge (Montréal)

En français, nous avons le privilège d’avoir à disposition une bonne vingtaine de traductions complètes de la Bible, Ancien et Nouveau Testament, sous format papier ou électronique. La plupart de ces traductions sont recommandables et valent la peine d’être lues et même comparées, lorsque vous voulez étudier un texte ou un thème de la Bible.
Quelques réserves quand même pour la Traduction du Monde Nouveau, qui a été faite par les Témoins de Jéhovah et qui, dans certains cas, a vraiment pour objectif de soutenir leur doctrine, quitte à forcer le texte.
Notons aussi que certaines traductions de la Bible sont déjà anciennes et ont un langage un peu vieilli, comme la traditionnelle Bible Louis Segond (1910), bien connue des Églises protestantes.
On peut donc en général recommander des traductions plus récentes, plus proche du langage d’aujourd’hui, comme par exemple :

  • La Bible à la Colombe (Segond révisée)
  • La Nouvelle Bible Segond
  • La Traduction Œcuménique de la Bible
  • La Bible en français courant
  • La Bible du Semeur

Il y en a d’autres qui valent la peine d’être lues. Lisez quelques textes que vous aimez dans plusieurs traductions et adoptez celle qui vous parle le plus. Bonne lecture !

14 - Qu'arrive t-il après la mort ?

D’après vous, qu’est-ce qui arrive quand on meurt ? Est-ce qu’on survit quelque part ailleurs ? Ou est-ce la fin, si on n’a pas été avec Dieu ?

- Annie  (Sainte-Julie)

 

La réponse de la Bible à ce sujet est très claire et très encourageante. Elle est aussi très différente de ce que croient et enseignent la plupart des croyants et même des chrétiens.

D’après la Bible, Dieu nous a créés avec un corps physique (Genèse 2.7) et nous n’existons que dans ce corps. Il n’y a pas de vie indépendante possible pour une partie de nous-mêmes (esprit ou âme), qui pourrait vivre sans le corps. Ainsi, quand l’être humain meurt, il cesse de vivre, il retourne à la poussière (Genèse 3.19).

Cependant, il existe toujours dans la mémoire de Dieu, nous allons le voir dans un instant.

L’image utilisée par la Bible pour parler de l’état des morts, c’est le sommeil. Un nombre impressionnant de textes parlent des morts comme «ceux qui dorment» (voir Job 3.11-13;Daniel 12.2; Jean 11.11-13; 1 Thessaloniciens 4.13,14). Ce n’est qu’une image, bien sûr, mais elle est très parlante.

Comme celui qui dort, le mort est inconscient de ce qui se passe autour de lui, sur cette terre ou ailleurs : Psaume 6.6; Psaume 115.17; Ecclésiaste 9.5,6,10.

Comme celui qui dort, le mort perd toute notion du temps qui passe.

Comme celui qui dort, le mort attend dans l’inconscience le moment du réveil : Daniel 12.2; Jean 5.28,29.

Car notre Créateur se souvient de chaque être humain, chaque personne est précieuse à ses yeux, et il garde en Lui la formule exacte de la personnalité de chacun. Dans l’ordinateur central de l’univers, dans la mémoire de notre Dieu, il y a le fichier de chaque être humain, prêt à être réactivé, au jour de la Résurrection (Luc 20.37,38).

Ainsi, tous ceux qui ont placé leur confiance en Dieu et ont reçu le pardon et la vie nouvelle se réveilleront au dernier jour : Jean 6.40. Ils sortiront de leur sommeil pour rencontrer leur Créateur, leur Sauveur, et tous ceux à qui Dieu pourra accorder la vie éternelle : 1 Thessaloniciens 4.13-18.

Voilà la bonne nouvelle : il n’y a aucun espoir dans la mort elle-même, qui n’est qu’un sommeil inconscient, mais il y a une immense espérance, au jour du grand réveil, quand Jésus reviendra.


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